Legalize Graffiti

Legalize Graffiti is a project I have begun in 2007. It is the result of a thinktank about graffiti and the current legislative system. It is based on social, political and legal research. During the exhibition Explosition at the Museum of Ixelles in 2011 I presented it as a work in progress, the center of many other art studies that deal with this complex issue. The question of whether graffiti is art or vandalism is referred to here by our subjectivity. However whether it is a legitimate act of communication or not is placed at the center of this exhibition calling upon a public and objective debate. I invite you to read the following texts, they allow you to dive right into the theoretical subject of Legalization of Graffiti (in french only).

Legalize Graffiti est un projet sur lequel je travaille depuis 2007. Il est le fruit d’une réflexion sur le rapport du graffiti au système législatif actuel. Il se nourrit de recherches en sociologie, en science politique et en droit commun. Lors de l’exposition Explosition, au musée d’ixelles en 2011, je l’ai présenté tel un chantier en cours au centre d’autres travaux permettant de cerner cette problématique complexe. La question de savoir si le graffiti est de l’art ou du vandalisme est ici renvoyée à notre subjectivité tandis que celle de savoir s’il est un acte de communication légitime ou pas est placé au centre d’une exposition qui appelle un débat public et objectif. Je vous invite à lire attentivement les textes suivants qui vous plongent droit dans le sujet théorique de la Légalisation du Graffiti.

Texte d’introduction au projet de légalisation du graffiti. (Pour répondre à ces injonctions n’hésitez pas à m’écrire, le debat ici est capital !).

Projet de loi pour la légalisation du graffiti. (Réalisé en partenariat avec Primus, avocat).

Déposition fictive d’une arrestation policière.

 

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Skiagraphie. Obêtre, Bruxelles, 2009.

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Définition. Obêtre, Bruxelles, 2009.

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Légalisation du Graffiti. Obêtre, Bruxelles, 2011.

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Diagramatic technologique du savoir du… Obêtre, Bruxelles, 2011.

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Diagramatic séquentiel du traitement du… Obêtre, Bruxelles, 2011.

 

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Petition installed during the 4 months of the exhibition. Approximately 700 signatures were collected. Unfortunately – fortunately? – Most of the books were stolen.

Pétition installée lors des 4 mois d’exposition. Environ 700 signatures avaient été récoltées. Malheureusement – heureusement ? – La plus part des livrets ont été volé.

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Piggy bank to support the project. 500 euros had been offered. However tickets and large coins were fortunately – unfortunately? – stolen.

Tirelire de soutient au projet. Environ 500 euros avait été offert. Cependant les billets et les grosses pièces ont été heureusement – malheureusement ? – volés.

 

 

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A sticker was also produced and 2,500 copies were distributed to visitors. Here is one of them stuck on a pole in Brussels.

Un autocollant avait été également été réalisé et distribué à 2500 exemplaires au visiteurs. Voici l’un d’eux retrouvés collé sur un poteau à Bruxelles.

 

 

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One hundred posters was distributed and pasted just before the opening of the exhibition in order to organise ​​a demonstration for the legalization of graffiti. Just few individuals gathered, turning quickly to a clowning. This video performance was produced to prove the lack of interest for this project. Here it is:

Une centaine d’affiche avait été distribué et collé peu de temps avant l’ouverture de l’exposition dans le but de réalisé des manifestations sauvages pour la légalisation du graffiti. Réunissant que trés peu d’individu, tournant rapidement au clownesque, je décida de réalisait une vidéo-performance pour attester du manque d’intérêt pour ce projet. La voici :

 

 

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Liable to… (2nd version). Obêtre, Brussels, 2011.

Passible de… (2nd version). Obêtre, Bruxelles, 2011.

This photo montage is the result of an interview conducted with a lawyer to whom I confessed all the crimes I have committed related to graffiti. We made ​​an summary counting the amplitude of fines and imprisonment given if ever I was condemn for it.

Cette photo montage est le résultat d’un entretien mené avec un avocat auquel j’avoue tout les crimes que j’ai commis liés au graffiti. Nous avons alors constitué une addition dénombrant l’amplitude des peines d’amendes et d’emprisonnement que j’encourrai si… je me faisais condamner pour le tout.

 

 

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Pur (interro) gatoire. Parole, Obêtre, Bruxelles, 2011.

This sculpture build in collaboration with Parole is one of our masterpieces. Recovered pieces of wood, glued, painted, pyrographed, decorated, carved and decorated with various techniques. A cluster of memories, critics and / or praises of the graffiti world: an unsuspected complexity of its representations. We built the image of a person examined under the fire of the blinding lights of a banal police station in Brussels. Frightened, traumatized, he is expecting any form of punishment.
Sometimes it appears for visitors to the museum Ixelles like a toy, a of object pleasure, sometimes an articulated sculpture, interactive, sometimes an aesthetic journey into the world of graffiti. But we knew from the start that it would never really be understood as an object of denuonciation of the crimes committed against many graffiti artists. So Parole and myself, we had a secret project … you can discover in this video the traces of a performance competed on the last day of the exhibition:

Cette sculpture automate réalisée en collaboration avec Parole est l’un de nod chefs d’œuvre à tout les deux. Des morceaux de bois récupérés, collés, peints, pyrogravés, décorés, sculptés et agrémentés de divers objets manufacturés. Un amas de souvenirs, de regards critiques et/ou élogieux à l’égard du monde du graffiti : une représentations de sa complexité insoupçonnée. Nous l’avons construit dans une pose rappelant celle d’une personne interrogé sous le feu des lampes aveuglantes d’un commissariat banal de Bruxelles. Apeuré, voir traumatisé, il s’attend à toute forme de châtiments.
Il a été pour les visiteurs du musée d’Ixelles tantôt un jouet, objet d’agrément, tantôt une sculpture articulé, interactive, tantôt un voyage esthétique dans le monde du graffiti. Mais nous le savions de puis le départ, il ne sera jamais vraiment compris comme un objet de dénonciation des crimes perpétrés contre bon nombre de graffeurs. Alors nous avions un projet secret, moi et Parole… dont vous pouvez découvrire en visionant cette vidéo qui retrace une performance réalisé le dernier jour de l’exposition :

Cette performance est pour nous cruciale. Exposer du graffiti dans un musée est une question vielle comme l’art lui même. Mais aujourd’hui cette question est plus que jamais pertinente. Ici beaucoup de « beaux graffiti » ont été exposés. Comme s’il fallait prouver qu’il y en avait. Confortant ainsi un discours convenue :

- » le graffiti, art ou vandalisme?.

- Oui certain sont artistique, les graff plus que les tags, dans un musée ou sur un mur légal oui, mais pas sauvagement.  »

Mon propos a donc été me détacher de cette question, pour me concentrer sur l’aspect politique du graffiti, quelque peu oublié dans cette exposition. Mon installation et notre performance sont donc contextuelles. Notre automate graffeur s’introduit donc sous les apparat du beau, lui aussi mais pour dénoncer l’injuste, l’incompris et l’intolérable. Sa destruction est le point culminant de cette critique.
Dans un premier temps nous rectifions le titre de l’exposition méttant l’accent sur la répression plus que sur le graffiti lui même. Policier et tageur actant collectivement ici tel des commissaires d’exposition.
Ensuite, nous menons une forme de déteritoriolisation en effaçant de certaine oeuvre:
- des tags, ces moutons noirs du graffiti, sur une toile peinte à l’huile représentant Venise. L’un de ces tags,  » l’art de créer et non de nuire », rappel le nom de la conférence du chef de la brigade anti graffiti bruxellois, Jean Marc Huard ayant eu lieu au musée d’Ixelles.
- certain noms (Rage, Eros, Zone, pionniers du graffiti bruxellois) de l’histoire du graffiti bruxellois de la même manière que l’on procède quotidienement dans la ville sans peu de débat public.
- la peinture de Jean-Luc Moorman, célébrité du graffiti et du monde de l’art notamment, qui sort de son cadre vendable.
Enfin, nous finalisons l’interrogatoire mené sur l’automate graffeur depuis l’ouverture de l’exposition. Nous le sortons du musée puis nous le détruisons à l’aide d’un annuaire renfermant lesnuméros légaux bruxellois.

 

 

Lors de cette exposition j’ai animé divers atelier. Le premier était une initiation à l’art du logogramme, au plaisir d’écrire, à la fascinante aventure de projeter des signes dans son environnement immédiat (avec Parole) : en somme à l’art du tag version katsugen-un-do.

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Le second est une serie de visites guidées : une approche compréhensive des graffiti dans l’espace public se muant peu à peu en une propagande pro-graffiti. Legalize it ! (voir : graffiti-guide)

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