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Une proposition de compréhension

Obêtre est une proposition de compréhension. Un mot valise, un jeu ouvert de mots ouverts, un point d'interrogation en fuite, parfois un trou noir sur un mur blanc. C'est à dire qu'il est un acte de langage, de littérature dont le contenu est à déterminer. Il est difficile de le définir, ses caractéristiques étant mouvantes et pour la plus part innommables. A la foi verbe et nom sans genre, on peut aussi l'utiliser comme adjectif. Contradiction, paradoxe, coin-si-dense et compréhension font de sa lecture un chemin incertain pour qui espère trouver ce qu'il connait déjà.

Étymologie et complexité

Obêtre s'écrit aussi Ob-être. Ainsi est révélé une de ses structures. Ob signifie devant ou au-delà de. Il indique un dépassement, dans le temps il prend la forme d'un mouvement. Être provient du latin extera, ce qui est à l'extérieur de, qui vit dans le moment présent. Obêtre peut ainsi s'interpréter: l'au-delà de l'être de, de l'extériorité de. Obêtre revient ainsi à dépasser une condition d'existence liée à un moment présent, pour se plonger vers le futur, dans sa demeure paradoxalement en mouvement. Obêtre est il une caravane sans parois ? Obêtre s'écrit aussi Obe-tre (trois) ou Obe-tré (à travers de) ou encore Obe-trés (au de là de, en mouvement au-delà de l'excès, de l'intensité).

Obêtre peut encore se faire comprendre comme l'au-delà de l'au-delà de l'être. Obêtre devient un méta-dépassement, entre inscription dans la matière présente tournée vers son futur et interprétation depuis l'esprit tourné vers une existence.

Obêtre conjugué peut donner à la deuxième personne du singulier de l'impératif Obes ou 0b-es (tu es en espagnol). Cela donne : Au delà de-tu es.
Obes provient de Obedere. Edere signifie ronger, miner, manger pour survivre, pour vivre. Ob-es peut ainsi s'interpréter par manger au-delà de la survivance. Il renvoie donc au phénomène de l'obé-sité.


Histoire et anthropomorphisme

Obêtre est né de Obes, son conjugué. Obes est enfant de Ivre et de Prose, ce dernier s'éclipsant parfois en Ash. Il naquit dans des non-lieux, dans lesquels les mots manquaient encore pour faire état de sens. Obêtre au travers de Obes est donc né d'inscriptions. Au commencement était ainsi l'image en action. Une circoncision dans la matière, disons parfois dans la terre, l'humus, l'homme, a engendré l'idée encore effrayante de son individualité. Seul, il acquît le nom qu'il se donna de son propre chef et qui est son agissement. Il s'appelle son acte. Ob-es. On lui demandait souvent pourquoi alors il s'appelait. Sa réponse n'avait pas de sens car la question ne lui appartenait pas. Des mots ont tenté de qualifier le groupe auquel il appartenait. Graffiti en est un, tellement chargé de sens et d'allusions pour ne plus en avoir aucun. Seul encore une fois, par introspection en sa propre histoire, le mot graffiti pouvait révéler un abîme quelque peu rempli. Une source d'eau, d'O dira t-on. Ainsi.

L'O incarne le début de son expression, l'ouverture vers le proposé centré. Du O apparut le B qui enceinte engendre à son tour un E, les autres, plein d'humour, d'humus, d'humanité. Une telle richesse, un exponentiel incontrôlable repoussant le B à s'accoupler au O, a fait apparaître les lettres/l'être S ou Z, l'un regardant, inconscient, l'autre comme s'il n'était que son reflet inversé. Pourtant S et Z sont 2 ou 5 êtres différents. Pris de vitesse, d'envol, effleurant l'infinité devant laquel ils se trouvent, les derniers, ils recherchent encore la plus juste incision significative de leur existence.

Obes/z, finira par dormir comme tous finissant en zzzzzzzzzzzz.