Persistance Rétinienne

Peristance Rétinienne (visual persistence) is the name given to an installation in the exhibition Vue sur Murs, l’image imprimée dans l’art urbain at the Centre de la gravure et de l’image imprimée in 2012. My proposition here was differents approaches to engraving when dealing with urban art (stencil sprays, calligraphy and repeated communication) and the first creation of images from the Upper Paleolithic period:

- Photogram, use of light and the human body as a stencil and tool.
- Conceptual mirror.
- Pyrography on wood monumental public space.

There is also a poetic essay at the bottom of this page about the installation.

Persistance Rétinienne est le nom donné à une installation réalisée à l’occasion de l’exposition Vue sur murs, l’image imprimée dans l’art urbain au Centre de la gravure et de l’image imprimée en 2012. J’ai proposé ici plusieurs approches originales de la gravure tout en abordant celle de l’art urbain (pochoir, sprays, calligraphie et communication répétée) et des premières créations d’images issues du paléolithiques:
- photogramme, utilisation de la lumière et du corps humain comme pochoir et outil.
- miroir conceptuel.
- pyrogravure monumentale sur bois dans l’espace public.

Vous trouverez également un essai poétique et un interview radiophonique à propos de l’installation.

 

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Skiagraphie. Photogramme, La Louvière, 2012. La skiagraphie est ici abordée comme l’art de dessiner en projetant l’ombre de notre conscience-corps sur une surface. Cette pratique n’est pas neuve mais renvoie à l’origine même de l’art, née durant le paléolithique supérieur (cf.David Lewis Williams, L’esprit dans la grotte).

Skiagraphie. Frame, La Louviere, 2012. The approach of the skiagraphie here as the art of drawing by projecting the shadow of our consciousness on a body surface. This practice is not new, but refers to the origin of art, born during the Upper Palaeolithic Period (cf.David Lewis Williams, The mind in the cave).

 

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The definition of here is somewhere else. L’ici est la définition d’un ailleurs. La Louvière, 2012.

 

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I will never say nasty words about graffiti again. Je ne dirais plus jamais de méchanceté sur le graffiti. La Louvière, 2012.

 

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Peristance rétinienne (visual persistence). This last photo shows the installation in which the visitor was watching the word REAL as a visual persistence in his own retina – and therefore wherever his eyes arose – through an automatic flash light. The phenomenon of persistence of vision endures thirty seconds. This installation also relates to the visual impact caused by tags, commercial advertising in public space and the phenomenon of persistence of vision observed during altered states of consciousness by shaman visitors in the upper palaeolithic caves.

Persistance Rétinienne. Cette dernière photo illustre l’installation dans laquelle le visiteur observait l’impression du mot REAL dans sa propre rétine – et par conséquent partout où son regard se posait -  au travers d’un système automatique de flash lumineux. Le phénomène de persistance rétinienne perdure une trentaine de secondes. Cette installation a trait aussi bien à l’impact visuel occasionné par les tags, la publicité commerciale dans l’espace public qu’au phénomène de rémanence des visions observées lors des états de conscience altérées par les visiteurs chamanes des grottes au paléolithique supérieur.

 

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Pyrograffiti. La louvière, 2012.

 

 

Proposition de compréhension.
 
Tout d’abord, un reflet, un miroir moral annonçant : « je ne  dirais plus jamais de méchanceté sur les graffiti ».
Ensuite, notre présence quasi éphémère : notre image, cette lumière, gravée quasi-éphémèrement dans ce miroir.
Notre présence : notre graffiti.
Des traces qui resteront quasi-advitam-eternam.
Ainsi, « le miroir semble absorber et l’être qui se réfléchit en lui et l’être qui regarde l’image » dit Deleuze.
Cette image-miroir que nous créons, déforme les suivantes. Il n’y pas ici de pristin état.
L’espace s’agrandit.
Devant, ce miroir, soit un liquide, propose cette image liquide à nos yeux mouillés.
Une image mouvante.
Et ici, notre matière remplit l’espace tout en ayant conscience de ce cadre obsédant qui nous délimite.
Nous avons tôt fait l’expérience de ce système objectif universel d’interaction / variation.
 
Aux abords, une image, une photographie annonçant : « l’ici est la définition d’un ailleurs ».
Ensuite, notre présence stable : notre pensée en voie d’être « pensée-artiste » dit Nietzsche.
Votre présence : votre avenir.
Des nouvelles possibilités de vie…
Ainsi, des souvenirs qui nous habitent, mais ailleurs dans notre maison de vacance, souvent abandonnée,
Nous nous peuplez, de plus en plus, d’être et d’envies.
Un reflet in-situ giratoire.
Devant, cette image-perception, soit cet instantané subjectif, se développe notre être futur.
Une image mouvante.
Et ici, notre esprit remplit l’espace tout en ayant conscience de ce cadre obsédant qui nous délimite.
Nous avons tôt-fait l’expérience de ce système subjectif universel d’interaction / variation.
 
À tribord, une caverne lumineuse annonçant: « réel ».
Ensuite la présence de ce réel, non pas dans cette réalité mais bien en face de nous.
Tapis, persistant, un instant, un tant soit peu, inoubliable.
Une impression.
de  « ce qui continue à s’imposer à vous quand vous cessez d’y croire » dit Philip K Dick.
Depuis cette expérience, un point creusé d’où jaillit cette lumière.
Pourtant rien de plus qu’une tautologie, un quelque chose dans notre esprit, futile à concevoir.
Et pourtant un rappel,une horizon, ligne de fuite, un enfant à naître,
Une manière lumineuse de créer du réel, de la vie.
Un bien à vous.
Ob-être.
Au de là de l’être.

 

During the exhibition I was asked to lead a workshop that I converted, with the help of Olivier Sonck, into an interactive stroll called Street March. Like the spontaneous street artists working in public spaces using sprays, stickers or sculptures constructed previously, participants were invited to interact plastically speaking with the  street itself. Real training in the art of graffiti vandalism say some, a breath of freedom say others!

Lors de cette exposition, le centre de la gravure m’a demandé d’animer un atelier que j’ai convertie avec l’aide d’Olivier Sonck en une déambulation interactive appelée Street March. A l’instar des street artists oeuvrant spontanément dans l’espace public à l’aide de sprays, de stickers ou de sculptures préalablement construites, les participants furent invités à « interagir plastiquement » parlant avec la rue. Une réelle formation à l’art du graffiti vandale dirons certain, un souffle de liberté dirons d’autre !

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Et ici un interview diffusé sur la RTBF radio :