The Fire Next Time.

Le 13 Septembre 2014 s’ouvrait l’exposition au CCJF (Centre Culturel Jacques Franck). Son long espace d’exposition aux parois de tailles variables débouchant sur une petite pièce servant de lieu de rencontre m’inspirait une grotte préhistorique. de nombreux « rêves d’œuvre d’art » y furent réalisés.

J’y ai  développé mon travail sur les graffitectures et sur les sfumatos (ces traces nées de la combustion du bois). Dans ce sens, certaines sculptures devaient se situer dans l’espace public et avoir été disposées en dehors du cadre autorisé par l’exposition. 2 poteaux furent ainsi investis à l’entrée du centre culturel.

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Alors, nous commencions un cheminement esthétique partant des graffitectures – conçues comme installations, sculptures murales et maquettes- vers des sfumatos prenant d’abord la formes de pochoirs murales, puis de compositions murales et enfin de dessins encadrés.

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Partant ainsi de la rue vers les cimaises, je proposais une réflexion superficielle et en dégradée sur l’exposition d’interventions urbaines spontanée (tel les graffiti). Pour le moins j’y ai proposé une réflexion basée sur le caractère « ambivalant » (dixit S. Marandon) d’une telle démarche.

Travaillant sur la réalisation de pochoirs à partir de sculptures, je développais un travail qui interroge le passage de la 3 dimension à la 2 dimension elle même donnant l’illusion de la 3 dimension. Le pochoir, ici la sculpture détruit au fur et à mesure de son utilisation au point de se désintégrer.

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Durant la réalisation de la grande paroi murale les pochoirs furent brulés au point de disparaître. Passant de l’état du bois, à celui du charbon – au fusain- à  l’état de vapeur, de fumé et de suie.

Les dessins sont des feuilles de papiers précisément brulées et ayant absorbées des traces de fumé et de charbon. Ils reformulent les formes issus des bouts de bois utilisés (pour la plus part des chutes de bois d’encadreurs), rappelant des dessins d’architectures diverses (moderne ou vernaculaire), d’urbanisme ou encore des typographies. L’une d’elle est clairement lisible. Elle donne le nom à l’exposition : The Fire Next Time, issu du livre de Alec Baldwin, relatant les drames d’une société prête à brulée. Ce fut pour moi l’occasion d’interroger la limite d’une exposition dite abstraite, qui en apparence ne renferme aucun message politique.
Il m’est apparu mystérieux de tracer ici des plans de maisons, d’immeubles, de quartier ou de villes avec l’instrument qui bien souvent les détruise : le feu.

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J’ai aussi réalisé une visite guidée amenant le public de la rue – interrogeant les graffitis et l’effectivité de l’espace public environnant – vers l’exposition.

Durant mon séjours au CCJF, je fus invité à introduire et développer le travail vidéo des Grifters lors d’une soirée cinéma. Ce fut l’occasion une nouvelle fois d’aborder les questions relatives à l’appropriation de l’espace public urbain et internet par un groupe de graffiteurs. Cette projection apparut alors qu’un des principaux membres des Grifters était en prison.

Sebastien Marandon du RED laboratoire qui réalisa un cours modeste sur mon travail. Il tissa un lien pertinent entre mes travaux antérieurs et celui exposé au CCJF. Je vous invite à lire son cours modeste en téléchargeant Cours Modeste

Elle se termina le 4 novembre avec une performance de LAT kids orchéstrée par Géraldine Harckman (plasticienne) et Karin Vyncke (chorégraphe). En voici un texte de présentation : « Construire et déconstruire l’espace avec comme outil de base le corps et des planches en bois dépareillés. Créer des obstacles, jouer à se suspendre, inventer des espaces, un décor, une installation en équilibre, avoir besoin les uns des autres pour fabriquer des ponts, porter notre rapport à l’autre dans un univers un peu chaotique qui ne cesse de se transformer. » Voici une performance scénique qui permis de faire vivre de plus bel l’exposition plastique.

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Enfin j’animais un happening participatif et collectif: « La Crema, ashes to ashes, dust to dust ». Celle ci permit aux visiteurs de s’emparer des sculptures de bois, des les déconstruire pour toutes le réunir chaotiquement et créativement dans un grand feu de joie. Mon intention était de donner envie au public de toucher, puis de transformer et enfin de se séparer d’une exposition d’art.

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